
Dany Massicotte est un artiste en arts visuels et médiatiques établi à Québec. Il a complété une maîtrise à l’Université Laval en 2022, au terme de laquelle il a présenté Débris cosmiques : un récit sur l’univers aux Ateliers du Roulement à billes. Son mémoire et son œuvre lui ont valu une inscription au Tableau d’honneur de la Faculté des études supérieures et postdoctorales.
En 2022, il a présenté Débris cosmiques au festival Mois Multi, à Québec. L’œuvre a également été présentée à Shawinigan et à Baie-Comeau en 2025. Il expose actuellement à la galerie Pierre-François Ouellet art contemporain, à Montréal. En 2020, il a présenté un corpus photographique à la 7e édition de la Foire en art actuel de Québec. Sa première exposition individuelle, La Contemporaine, a eu lieu en 2019 au Centre d’exposition de Val-d’Or. Son parcours comprend également plusieurs expositions collectives, résidences et performances au Québec et en France.
Sa pratique multidisciplinaire explore les relations entre les phénomènes physiques, les systèmes mécaniques et notre perception du monde. À travers la sculpture, l’installation et les dispositifs technologiques, il crée des œuvres qui interrogent la matière, le mouvement et les phénomènes de transformation. Son travail a été soutenu par plusieurs prix et bourses, notamment du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada, du programme Première Ovation, de la Fondation René-Richard et de l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée.
Mon travail conjugue sculpture, photographie, vidéo et son au sein d’installations cinétiques. Parfois performatives, mes œuvres prennent la forme de mécanismes conçus pour provoquer l’étonnement et susciter la réflexion. D’apparence simple, ces dispositifs mettent en scène des événements physiques ou simulent des phénomènes naturels, brouillant les frontières entre le réel et l’illusion.
Mes œuvres développent des récits tantôt tragiques, tantôt poétiques, dont la portée contraste avec l’aspect ludique des mécanismes qui les animent. Cette tension entre la gravité des sujets et l’ingéniosité des dispositifs me permet de mettre en relation la matérialité de l’œuvre et sa portée conceptuelle.
Mes projets prennent souvent naissance sous la forme d’images mentales ou de situations que je cherche à matérialiser. Je tente de les recréer de façon méthodique et précise en leur donnant une forme spatiale et temporelle, afin que la précision du protocole de travail corresponde à celle de l’image que je visualise. Je me confronte ainsi volontairement aux contraintes matérielles et physiques afin d’« ingénier » ces images initiales de la manière la plus juste et singulière possible. Pour leur donner vie, j’utilise aussi bien des matériaux bruts que des appareils technologiques. En créant des situations qui oscillent entre familiarité et étrangeté, maîtrise technique et imprévisibilité, je souhaite offrir au spectateur un espace d’interprétation où se rencontrent l’expérience physique, l’imaginaire et la réflexion.